mardi 14 décembre 2010

Matisse - Reverdy. Les Jockeys camouflés. En couleurs.



Reverdy, Pierre
 
Les Jockeys camouflés, trois poèmes par Monsieur Pierre Reverdy agrémentés de cinq dessins inédits de Monsieur Henri Matisse.‎


 
‎Paris, A la belle édition (François Bernouard), 1918. 25 x 22,5 cm, grand in-8, 25 ff. n. ch., y compris une planche double et trois autres, illustrées en noir, hors texte, bradel de demi chagrin noir, plats de plexiglas, titre à la chinoise en blanc cassé au dos, étui, couvertures conservées (reliure moderne signée de Bernard Bichon).‎



‎Edition originale et premier tirage, avec le texte en trois couleurs.

L'un des 300 exemplaires théoriquement sur vergé d'Arches (n° 285) mais fait en réalité de feuillets de papiers divers (vélin d'Arches, vergé d'Arches, vergé d'Annonay, vergé M.L.C., ainsi qu'un autre papier vélin non identifié). Le reste du tirage annoncé est de 17 Japon et 26 hors commerce "faits avec les feuilles cassées", soit, comme ici, des défets.



Ce premier tirage rendit furieux Reverdy et Matisse, en raison de l'emploi de la couleur pour la typographie des poèmes (vert pour "Les jockeys mécaniques", orange pour "Autres jockeys alcooliques" et bleu pour "Piéton") et ils imposèrent à Bernouard de réaliser un second tirage, celui-ci entièrement en noir. Il semble qu'en 1947 l'ire de Reverdy se soit apaisée, puisque notre exemplaire comporte un amical envoi autographe signé et daté de celui-ci à René Bertelé, l'éditeur de Jacques Prévert.



Rare avec envoi et plus rechercherché en couleurs qu'en noir.



Très bel exemplaire, agréablement relié. (MONOD, 9682)‎

vendu

mercredi 8 décembre 2010

Odilon Redon : 9 interprétations pour Les Fleurs du mal




Redon, Odilon - [Baudelaire, Charles]‎

Les Fleurs du mal. Interprétations par Odilon Redon. ‎



‎Paris, Henri Floury, 1923. 34 x 26 cm, 2 ff. bl. - suite de neuf héliogravures sur cuivre en noir - 2 ff. bl., en feuilles sous couverture bleue rempliée, imprimée et illustrée, reprenant au premier plat, en réduction, le frontispice.‎



‎Deuxième et dernier tirage dans ce format de cette série composée par Odilon Redon pour une première édition illustrée des Fleurs du mal qui ne parut jamais. Le premier tirage, également en héliogravure (procédé Evely) et identique au nôtre mais à plus grandes marges et avec la lettre, fut l'oeuvre de l'éditeur belge Demain en 1890. Il fut limité à 43 exemplaires (sur les 50 prévus). Le même éditeur donna l'année suivante une version réduite au format in-8 à 100 exemplaires.

Le tirage que nous proposons, au format initial, fut limité à 150 exemplaires, tous sur vélin du Marais, dont 100 destinés à accompagner les exemplaires de tête de la monographie de Mellerio sur Redon, et, comme ici, 50 exemplaires hors commerce numérotés en chiffres romains (à la presse au dernier plat de couverture et à la mine de plomb en pied des gravures, n° XLVIII). Superbes et délirantes compositions symbolistes, de toute rareté en grand format.



Très bel exemplaire. (MELLERIO, 198-206 ; MONOD, 1082 ; CARTERET, IV, 64)‎

vendu


mise à jour du 13 octobre 2017 :

un nouvel exemplaire disponible (1/100 numérotés en chiffres arabes, chemise déchirée au dos, planches parfois légèrement brunies en marges)

2 000 €

Quelques images de ce nouvel exemplaire :





jeudi 2 décembre 2010

Le premier livre de Henri Michaux, avec un rare envoi à Henri Parisot

Michaux, Henry (sic)

Les Rêves et la jambe, essai philosophique et littéraire‎

 

Anvers, Ça ira, 1923. 16 x 12 cm, in-16, 26 pp., broché, couverture blanche imprimée en rouge et noir.‎

‎Edition originale. L'un des 400 exemplaires sur vélin d'édition (n°307), seul papier, ici enrichi, au faux-titre, d'un ENVOI autographe signé de l'auteur au fameux éditeur Henri Parisot, proche des surréalistes. Il s'agit du premier livre de Henri Michaux, dont une bonne partie du tirage fut mise au pilon. Comme tous ses livres d'avant 1928, celui-ci fut désavoué par son auteur et interdit de réédition de son vivant. De ce fait, les exemplaires des Rêves et la jambe portant un envoi sont fort rares. Il semble que Michaux ait eu suffisamment d'estime pour Henri Parisot pour lui dédicacer cet exemplaire, probablement au moins une bonne quinzaine d'années après sa publication.

Comme neuf.‎

vendu